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KHELIFI AHMED

Je ne sais pourquoi on oublie toujours chez nous ceux qui ont beaucoups donné pour l’Algérie.

A travers cet humble éspace j’ai voulu rendre un vibrant hommage à ce grand monsieur chantre de la chanson bédouine qu’est Khelifi ahmed , beaucoups de baydhis se souviendront de son passage au « feu cinéma ksel » tiens on a oublié comment est faite une salle de cinéma.

Lorsque je traversse nos vastes plaines j’ai toujours une grande pensée pour ce grand monsieur de la chanson bédouine.

Actuellement nous sommes sadomisés de ces chansons rai qui ne reflètent nullement notre culture musicale  ancestrale .

ces merveilleuses mélodies bédouines et cet " aye ! aye ! "  tendent petit à petit à disparaître mais bon c’est comme ça .

            

 

 

 

 

« De son vrai nom Ahmed Abbas Ben Aïssa, Khelifi Ahmed est né à sidi khaled sur les rives d'ouled jdi (Biskra).
Issu de la tribu des Ouled Ben Khelifa. Il n'a jamais connu l'école française; son instruction fut assurée par l'école coranique où il apprit très tôt trente chapitres du Livre Sacré.
Ses parents, paysans aisés, lui donnèrent très jeune le goût de l'agriculture: c'est lui qui soignait les palmiers de la famille; il aimait ce travail qui lui permettait de grimper au plus haut des palmiers pour les tailler, les féconder ou procéder à la cueillette des régimes de dattes. Son père étant très âgé, le Cadi désigna comme tuteur des enfants (trois frères et quatre sœurs) leur oncle maternel El Hadj Benkhlifa.

Cet homme aura par la suite une grande influence sur la vie du jeune Khelifi, parce qu'El Hadj Benkhlifa était un des plus anciens chanteurs du genre saharien (Meddahs), et le premier qui a enregistré, en 1933, chez Anouar et Bachir Er Saissi, en Tunisie, une chanson sur l'héroïne de Benguitoune, Hyzia.
Il introduisit son neveu dans la chorale de la confrérie Rahmania qu'il animait et lui donna ainsi le goût du chant et de la poésie populaires. Le talent de ce Meddah était si grand que la société Baïdaphone, le fit venir à Paris en 1934 pour enregistrer ses œuvres avec Saïd El Braïdji comme accompagnateur à la flûte et Slimane Meggari* comme choriste. Le jour de la sortie des disques, toute la famille s'était réunie dans la maison du grand-père pour écouter la nouvelle vedette; la soirée se prolongea fort tard dans la nuit et le lendemain le jeune Khelifi ne put aller à l'école coranique; son maître, à la demande de son père, l'envoya chercher par les grands de la classe et lui administra la châtiment de la Falaqa (cinquante coups de bâton) dont il se souviendra longtemps. Mais cette correction ne suffira pas pour mettre un terme à son penchant pour le chant; il continua à participer à toutes les soirées qu'animait son oncle dans la région d'0uled Djellal et de Biskra, et cela jusqu'en 1939.
Son oncle fut aussi la cause de son départ du village natal; en effet, en raison de la sécheresse qui durait depuis quatre ans, l'agriculture familiale étant perdue, le tuteur des enfants dut se résoudre à vendre les terres de la famille pour la nourrir; ce fut la ruine totale pour cette famille.
En 1941, le jeune Khelifi réduit à la misère se réfugia auprès d'une de ses sœurs, à Ksar Chellala. Là, il fit une autre rencontre décisive, celle de Djerbi, menuisier de son état, qui l'engagea comme apprenti et le fit vivre au milieu de sa famille. Un des fils, amateur de musique, jouait de la mandoline et l'entraîna, en raison de ses dispositions pour le chant, dans les soirées intimes que les jeunes organisaient dans la région, développant ainsi son goût pour la musique. Il resta quatre ans auprès de cette famille dans laquelle il choisira son épouse en 1951.»

 

                                              Source internet

LE MAITRE DU LUTH

 

De son vrai nom Abdellaziz Abdellah. Avant le label AI Sur, un producteur avait réussi à le faire entrer en studio pour y réaliser une cassette qu’Alla n’accepte aujourd’hui qu’à moitié : l’homme a toujours eu une relation absolue, mystique, avec la musique, il s’était interdit d’en faire commerce, de faire "carrière".

Alla est né le 15 juin 1946 à Béchar (nouveau), quartier périphérique de Béchar, métropole saharienne à 900 kilomètres de la Méditerranée, appelée aussi "Bidendou". Dernier né d’une famille de douze enfants, d’un père venu de Taghit (oasis située à 95 kilomètres de Béchar), et d’une mère originaire de Tafilalet, au sud du Maroc. Alla quitte à quinze ans les bancs de l’école pour commencer à gagner sa vie. Apprenti électricien d’abord, puis boulanger, barman, il travaillera ensuite dans différentes entreprises publiques, avant d’ouvrir un magasin d’ameublement en 1986. Là les rencontres amicales seront plus florissantes que le commerce.

A seize ans, Alla fabrique son propre luth de fortune : l’universel instrument à cordes des gamins, à base de bidon, de bout de bois en guise de manche et de cables de frein de vélo pour les cordes. Les copains du quartier seront son premier auditoire. En 1972, Alla achète son premier luth, il joue alors, comme tous ses pairs, des mélodies en vogue, en général du "melhoun" marocain. Mais vite il volera de ses propres ailes, se forgeant un style, explorant des horizons nouveaux pour arriver dans sa pratique de l’instrument à une sorte de synthèse entre le jeu oriental et le jeu africain.

La démarche d’Alla sera faite d’improvisation au fil des soirées. Il ne se souviendra jamais de ce qu’il a joué la veille ; son inspiration : "tout ce qui me fait mal ressort" dit-il. Un récital d’Alla ressemble à un rituel : on vient prendre le musicien et son luth, dans la maison familiale, près du Ksar (vieille ville aux maisons d’argile et de terre cuite). Un soir comme tant d’autres, il est vingt heures lorsque la voiture d’un ami chauffeur de taxi emporte Alla vers Kenazda. Le soleil s’éteint sur la route droite, à l’entrée de la bourgade on ne voit que les contours magiques du lavoir de la mine désaffectée et une locomotive miraculeusement préservée de l’usure du temps. La soirée se passe chez un ami, un médecin "nordiste", installé au sud, et adopté par la population. Dans le grand salon tout le monde s’installe sur des matelas posés sur le sol, l’assistance est exclusivement masculine comme le veut la tradition religieuse dans le sud saharien.

Alla se met alors à accorder son luth, des heures durant, le plus étrange est qu’il joue de son instrument tout en le réglant, au point que d’emblée, le passage au récital est imprévisible et imperceptible pour un auditeur profane. Accorder le luth n’est pas une simple opération technique pour lui. En même temps qu’il triture les cordes de son instrument, l’oreille collée aux sonorités, il cherche la voie, l’issue par où il s’échappera.

Il peut jouer seul ou accompagné, il est capable de créer un orchestre dans l’assistance jerricane, boîtes d’allumettes, chœur, balancement des corps, tout lui est bon. Le luth d’Alla peut prendre au gré de l’inspiration les couleurs de la cithare, celles de la cora ou du guembri (instrument à deux cordes graves venu d’Afrique noire et popularisé dans les années soixante-dix par le groupe marocain Nass El Ghiwane). Découlant de cette liberté d’improvisation, on retrouve dans sa musique une modernité proche de l’esprit jazz dans lequel une oreille occidentale classerait volontiers le musicien.

A Béchar, jusqu’en 1968, la France est restée présente par le biais de sa base militaire et avec elle la vie culturelle importée : orchestres venus de métropole, bals populaires, bistrots... Une ambiance qui n’a pas manqué d’influencer les musiciens de la région. C’est ainsi que l’on peut voir aujourd’hui la célèbre Hasna, vieille dame noire qui trône dans les mariages avec sa guitare électrique au milieu d’orchestres féminins. Béchar où il y a aujourd’hui des concerts de rai, ou dans les années soixante, Bouteldja Belcacem, le Khaled de l’époque venait d’Oran donner des soirées "calypso"...

Dans sa ville la musique d’Alla a fait école et porte son surnom "Foundou". Le père d’Alla, déjà, était appelé Embarek "Foundou" parce qu’il travaillait au fond deux de la mine de Kenadza.

Le luthiste hérita donc du surnom paternel avant de le léguer à sa propre musique (premier album). Le deuxième album d’Alla "Taghit" fait lui aussi référence à son géniteur, puisqu’il emprunte son nom à Taghit, l’oasis d’où il est originaire : de plus en plus gaie et malicieuse, sa musique sait prendre le temps du silence et de la réflexion. La mine de Kenadza, découverte en 1917, transforma cette oasis saharienne dirigée par la plus grande confrérie de l’ouest algérien, auprès de qui séjourna Isabelle Eberhardt, en pôle industriel cosmopolite. Le prolétariat vint de tous les horizons, des hauts plateaux, de Kabylie, du Maroc ; y travaillèrent des républicains espagnols, des corses, des italiens et même des prisonniers allemands de la seconde guerre mondiale...

A Kenadza, on fête chaque année le saint patron de zaouia, Sidi M’hamed Ben Bouziane, au son de la "Ferda", musique typique, ou du "diwan", d’origine noire africaine dans lequel la musique d’Alla trouve aussi son imprégnation. Musique de transe à l’origine profane mais devenue religieuse, le Diwan, sa poésie mystique et ses versets coraniques chantés comme une litanie trouve ses adeptes jusque dans les grandes villes du nord.

Béchar en même temps que Kenadza, si proche, a toujours connu une vie musicale diffuse, underground, il n’y a pas une famille où l’on ne touche à la musique, pour le plaisir, où l’on ne "gratte" pas un instrument. La proximité du Maroc, les alliances et migrations familiales font qu’il n’y a jamais eu de frontières culturelles. Le chaabi de Casablanca, la tradition du "melhoun" marocain (poésie lyrique amoureuse en semi-dialectal), puis celle du Guiwane dans les années soixante-dix, ont eu leur influence sur les gens de Béchar. Alla se souvient des Bouchaïb El Bidaoui, Amar Zahi, Abdelhadi Belkhayat et surtout du luthiste Brahim El Allami qui ont composé son environnement musical. Le "melhoun" marocain a d’ailleurs donné le chanteur le plus célèbre de Béchar, Cheikh Belkbir, qui a vécu au royaume shérifien.

Il n’est pas exagéré de dire qu’Alla a fait école, une multitude de jeunes, plus ou moins connus, s’inspirent de son style ou plus exactement de l’esprit de son jeu. L’improvisation au luth, à partir de quelques thèmes empruntés au musicien, l’accompagnement rythmique avec des ustensiles de fortune, et par celui qui le désire, les longs silences impromptus, l’égrènement léger aérien des sons, la derbouka grave et vibrante, frappée à la manière d’une tabla, le tout dans l’intemporalité, la plénitude des instants, des grands espaces : aujourd’hui à Béchar le Foundou existe. Il faut dire que le nombre de cassettes enregistrées par les uns et les autres, au fil des soirées données par Alla est incalculable, un de ses amis en a dénombré près de trois-cents, entre 1980 et 1984.

Le luth d’Alla a ainsi déjà circulé dans son pays et hors des frontières, Bernardo Bertolucci qui tournait "Un thé au Sahara" en emporta dans ses bagages, et le luthier de Mourir Bachir déclara à un groupe de journalistes algériens "Mais vous en avez en Algérie un luthiste exceptionnel, Alla, dont le jeu échappe aux schémas de la musique arabe", celui du nomade, sans espace précis...

Nidam Abdi

 

 

« Un événement…il s’agit d’un des plus intéressants luthistes arabes, par un jeu d’une subtilité confondante et par sa musique »

Le Monde de la Musique (choc)

Foundou de Bechar

Voilà longtemps qu’un «moderne » n’avait à ce point réussi à coller à l’héritage des anciens pour ce qui est de solos de Oud, le Luth arabe. Abdelaziz Abdellah, alias Alla, sait écouter le silence qui vient entre les notes pour souligner les drames et les désirs. Il sait cultiver le tarab (émoi), que les espagnols nomment duende, et les Anglais, feeling…pourtant, sa musique a des résonances World quand il improvise avec une Liberté très Jazzy, voguant d’arabesques langoureuses en notes cristallines aux couleurs de Koura mandinque, sur fond de légers percussions détimbrées. Sa fusion arbo_mandingue, Alla ne perd jamais le fil,… il a toujours joué pour son plaisir et celui de ses amis. Aujourd’hui, sa musique fait école. Elle s’appelle Foundou, surnom à son père qui travaillait au « fond deux » de la mine de Kenadza.

Eliane Azoulay

 

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 QUI  EST  KHELIFI  AHMED

 

 

 
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